La sanction est répressive dans sa fonction de dissuasion par rapport à l’expression spontanée des pulsions, à une dérive régressive ou à la toute puissance.
Elle peut être éducative par ses effets structurants dans la construction de la personnalité de l’enfant.
Parler de sanction induit toujours la question primordiale des limites que nous nous posons à nous-mêmes et que nous posons ou non à nos enfants.
Penser la sanction, c’est interroger la loi à laquelle elle se réfère : loi morale, loi symbolique.
Lorsque la loi fait défaut ou lorsqu’elle n’est pas dite, intégrée ou comprise, la sanction ne peut produire qu’un sentiment d’injustice.
Moins la loi fait sens, plus les sanctions pleuvent dans une spirale infernale et absurde comme pour rassurer la collectivité (la société adultes) sans se remettre en cause.
La réforme annoncée du code pénal des mineurs avec ses projets (sanctions pénales dès 10 ans, détention provisoire dès 13 ans, dépistage « scientifique » dès déviances dès le plus jeune âge, etc.) s’inscrit-elle dans cette spirale dangereuse de répression ou préfigure t-elle un nouveau modèle éducationnel ?
Au cours de cette journée :
Tout d’abord nous questionnerons avec Jaqueline Dhéret, psychnaliste et Didier Fievet, théologien, le rôle de la sanction dans l’éducation de l’enfant.
Nous interrogerons ensuite, grâce à l’éclairage de l’historienne Elise Yvorel, l’évolution du regard porté par la société sur l’enfant délinquant ou rebelle.
Enfin, nous analyserons avec Pierre Joxe, ancien ministre et ancien membre du Conseil Constitutionnel, et des spécialistes européens, les évolutions actuelles du code pénal en matière de justice des mineurs en France et en Europe.
Programme de la journée et bulletin d’inscription ci joints.
